# Article SEO optimisé : Quel est le prix du chauffage électrique par mois selon la surface ?
Le chauffage électrique représente un poste de dépense majeur dans le budget énergétique des ménages français. Avec la hausse des tarifs de l’électricité ces dernières années, comprendre précisément combien coûte réellement le chauffage électrique selon la taille de votre logement devient essentiel. Que vous habitiez un appartement de 50 m² ou une maison de 150 m², les variations de consommation peuvent être considérables. La facture mensuelle dépend de nombreux facteurs : le type de radiateurs installés, la qualité de l’isolation thermique, les habitudes de régulation et même le fournisseur d’énergie choisi. En 2025, un foyer français consacre en moyenne entre 50 et 150 euros par mois au chauffage électrique, mais ces montants peuvent doubler dans certaines configurations. Décrypter ces coûts permet d’identifier les leviers d’économie et d’optimiser votre installation pour réduire significativement vos dépenses énergétiques.
Calcul de la consommation énergétique des radiateurs électriques par m²
Déterminer avec précision la consommation énergétique de votre chauffage électrique nécessite de prendre en compte plusieurs paramètres techniques. La méthode de calcul repose sur des coefficients normalisés qui permettent d’estimer les besoins thermiques réels de votre logement. Cette approche scientifique évite les approximations hasardeuses et offre une base solide pour anticiper vos dépenses mensuelles.
Puissance nécessaire en watts selon l’isolation thermique du logement
La puissance requise pour chauffer efficacement un mètre carré varie considérablement selon la qualité d’isolation de votre habitation. Pour un logement bénéficiant d’une isolation performante conforme aux normes RT 2012, comptez environ 60 à 70 watts par m². En revanche, un bâtiment ancien sans travaux de rénovation énergétique nécessite entre 100 et 120 watts par m², soit presque le double. Un appartement bien isolé de 50 m² requiert donc une puissance totale de 3 000 à 3 500 watts, tandis qu’un logement ancien de même surface exigera 5 000 à 6 000 watts. Cette différence fondamentale explique pourquoi deux logements identiques en surface peuvent présenter des factures mensuelles totalement différentes. L’isolation des combles, des murs et le remplacement des fenêtres anciennes constituent les investissements les plus rentables pour réduire durablement vos besoins en chauffage.
Coefficient de déperdition thermique et zones climatiques H1, H2, H3
La France est divisée en trois zones climatiques qui influencent directement les besoins en chauffage. La zone H1, la plus froide, couvre le nord et l’est du pays avec des hivers rigoureux. La zone H2 correspond au centre et à l’ouest, avec un climat océanique tempéré. Enfin, la zone H3 regroupe le sud et le littoral méditerranéen, bénéficiant d’hivers plus doux. Le coefficient de déperdition thermique s’établit à 1,6 pour un logement normalement isolé, 2,0 pour une isolation médiocre et 1,3 pour une construction récente performante. Ce coefficient permet d’ajuster le calcul selon votre situation géographique : un appartement en zone H3 consommera naturellement 20 à 30% de moins qu’un logement similaire en zone H1. Ces données gé
ographiques et le niveau d’isolation pour affiner les besoins en chauffage. Concrètement, un pavillon ancien situé en zone H1 pourra nécessiter jusqu’à 40 % d’énergie en plus qu’un appartement récent en zone H3 pour maintenir la même température intérieure. D’où l’importance, avant même de parler de prix du chauffage électrique par mois, de bien évaluer ces paramètres structurels.
Différence de consommation entre construction RT 2012 et bâtiment ancien
La norme RT 2012, remplacée depuis par la RE 2020, a profondément changé la donne en matière de consommation énergétique. Un logement construit selon cette réglementation thermique consomme en moyenne entre 40 et 60 kWh/m²/an pour le chauffage, quand un bâtiment des années 70 mal rénové peut grimper à 180 voire 250 kWh/m²/an. Autrement dit, à surface équivalente, la facture de chauffage électrique mensuelle peut être multipliée par 3 ou 4 entre un logement récent performant et une passoire thermique.
Pour illustrer cette différence, prenons un appartement de 50 m² chauffé uniquement à l’électricité. En RT 2012, la consommation annuelle de chauffage se situera autour de 2 500 à 3 000 kWh, soit environ 45 à 55 kWh/m²/an. À 0,20 €/kWh, cela représente une dépense de 40 à 50 € par mois sur la période de chauffe concentrée sur l’hiver. Dans un bâtiment ancien très mal isolé, la même surface peut consommer 7 500 à 10 000 kWh/an, ce qui fait passer le budget mensuel de chauffage électrique à 120, 150 €, voire davantage. Investir dans l’isolation et les menuiseries performantes est donc souvent plus rentable, à moyen terme, que de changer uniquement les radiateurs.
Formule de calcul : volume habitable x coefficient x écart de température
Pour estimer plus finement la puissance et la consommation de votre chauffage électrique, on peut utiliser une formule classique : Puissance (W) = Volume (m³) x Coefficient de déperdition x ΔT. Le volume se calcule en multipliant la surface par la hauteur sous plafond. Le coefficient de déperdition dépend de l’isolation (en général entre 0,6 et 1,8 W/m³.°C) et ΔT correspond à la différence entre la température intérieure souhaitée et la température extérieure moyenne de l’hiver dans votre région.
Par exemple, pour un appartement de 50 m², hauteur sous plafond 2,5 m, bien isolé (coefficient 0,8) en zone H2, avec une température intérieure visée de 19 °C et une température extérieure moyenne hivernale de 5 °C, on obtient : 50 x 2,5 x 0,8 x (19 – 5) = 1 400 W environ. C’est la puissance théorique nécessaire en continu pour maintenir la température, à laquelle on ajoute une marge pour les pertes ponctuelles et les ouvertures de fenêtres. En pratique, on retient plutôt entre 3 000 et 3 500 W installés pour ce logement, répartis sur plusieurs radiateurs. Cette méthode vous permet de vérifier si la puissance de vos appareils est adaptée et d’anticiper le coût du chauffage électrique par m² et par mois.
Coût mensuel du chauffage électrique pour un appartement de 50 m²
Passons maintenant de la théorie à la pratique avec un cas concret très courant : l’appartement de 50 m² chauffé exclusivement à l’électricité. Le prix du chauffage électrique par mois va fortement dépendre du type d’émetteurs installés, de la qualité de l’isolation et de votre façon de régler les thermostats. Les exemples ci-dessous sont basés sur un prix moyen du kWh de 0,20 € TTC en option Base et sur une consommation répartie sur 6 mois de chauffe.
Budget avec convecteurs électriques classiques à effet joule
Les convecteurs à effet Joule, souvent appelés « grilles-pain », sont les appareils les plus simples et les plus énergivores. Ils chauffent rapidement l’air, mais le confort est moindre et les déperditions sont importantes. Dans un appartement de 50 m² correctement isolé mais équipé uniquement de convecteurs, la consommation annuelle de chauffage peut facilement atteindre 6 000 à 7 000 kWh. Réparti sur la période de chauffe, cela correspond à environ 1 000 à 1 200 kWh par mois en hiver.
Avec un prix du kWh à 0,20 € TTC, le budget de chauffage électrique par mois se situe alors entre 200 et 240 € pendant les mois les plus froids, même si la moyenne annuelle lisse ce montant autour de 100 à 120 €. Dans un logement ancien mal isolé, ce chiffre peut grimper à 300 € mensuels. C’est pourquoi, si vous êtes encore équipé de convecteurs, le simple fait de les remplacer par des radiateurs plus performants est souvent l’action la plus rentable pour diminuer rapidement votre facture.
Facture mensuelle avec radiateurs à inertie céramique ou fonte
Les radiateurs à inertie (céramique, fonte, fluide caloporteur) offrent un bien meilleur rendement et surtout un confort plus homogène. Ils accumulent la chaleur et la restituent progressivement, ce qui permet de réduire la puissance appelée en continu. Dans le même appartement de 50 m² correctement isolé, la consommation annuelle de chauffage descend généralement entre 4 000 et 5 000 kWh avec des radiateurs à inertie bien dimensionnés et correctement réglés.
Sur la période de chauffe, cela représente environ 700 à 850 kWh par mois, soit un coût mensuel compris entre 140 et 170 € en plein hiver, et une moyenne annuelle plutôt autour de 70 à 90 € par mois (chauffage seul). Par rapport aux convecteurs classiques, l’économie réalisée sur la facture de chauffage électrique peut atteindre 25 à 30 %, à confort équivalent. En ajoutant une régulation pièce par pièce et une programmation horaire, ce gain peut même aller jusqu’à 35 % dans certains cas.
Économies réalisées avec un plancher chauffant électrique basse température
Le plancher chauffant électrique basse température est l’une des solutions les plus confortables pour un appartement de 50 m², à condition que le sol soit bien isolé. En diffusant une chaleur douce et uniforme, il permet de réduire la température de consigne de 1 à 2 °C tout en conservant un excellent confort. Or, on estime qu’1 °C de moins sur le thermostat représente environ 7 % d’économie sur la consommation de chauffage.
Dans un logement récent bien isolé, un plancher chauffant électrique bien piloté peut limiter la consommation de chauffage à 3 000–3 500 kWh/an pour 50 m², soit autour de 500 à 600 kWh par mois en période hivernale. Le prix du chauffage électrique par mois descend alors aux environs de 100 à 120 € en plein hiver et se situe en moyenne annuelle autour de 50 à 70 €. Le coût d’installation est plus élevé que pour des radiateurs, mais l’investissement se révèle pertinent dans le neuf ou lors d’une rénovation globale du sol, surtout si vous envisagez d’y associer à terme une production photovoltaïque.
Impact du tarif heures pleines heures creuses sur la facture
Faut-il choisir l’option Base ou l’option Heures Pleines / Heures Creuses pour un appartement de 50 m² tout électrique ? La réponse dépend de votre capacité à décaler une partie importante de vos consommations en heures creuses, généralement la nuit et tôt le matin. Pour que l’option HP/HC soit rentable, il est souvent admis qu’au moins 30 % de la consommation doit être réalisée en heures creuses.
Avec des radiateurs à inertie ou un plancher chauffant, il est possible de programmer une montée en température pendant les heures creuses (par exemple de 22 h à 6 h), puis de laisser l’inertie maintenir le confort en journée. Dans ce cas, jusqu’à 40 % de la consommation de chauffage peuvent être déplacés en heures creuses, ce qui permet de réduire la facture mensuelle de l’ordre de 10 à 15 % par rapport à l’option Base. En revanche, avec des convecteurs classiques sans programmation avancée, l’option HP/HC est souvent peu intéressante, car la chaleur se dissipe rapidement et vous êtes contraint de chauffer surtout en journée, donc en heures pleines.
Estimation de la facture mensuelle pour une maison de 100 m²
Pour une maison de 100 m² chauffée à l’électricité, les enjeux sont encore plus importants. La surface plus grande, le nombre de pièces et parfois une hauteur sous plafond plus élevée font grimper la consommation. Le prix du chauffage électrique par mois peut aller du simple au triple selon le type d’émetteurs, la technologie utilisée (radiateurs, panneaux rayonnants, pompe à chaleur) et la qualité de l’enveloppe thermique. Les estimations suivantes se basent sur une isolation correcte (équivalent RT 2005 à RT 2012) et un climat de type H2.
Consommation en kwh avec des panneaux rayonnants muraux
Les panneaux rayonnants muraux se situent à mi-chemin entre les convecteurs et les radiateurs à inertie. Ils chauffent l’air, mais diffusent également un rayonnement infrarouge qui améliore le confort ressenti. Dans une maison de 100 m² normalement isolée, une installation complète de panneaux rayonnants correctement dimensionnés va générer une consommation annuelle de chauffage autour de 9 000 à 12 000 kWh.
Sur 6 mois de chauffe, cela représente environ 1 500 à 2 000 kWh par mois en hiver, soit un coût mensuel compris entre 300 et 400 € au tarif réglementé de l’électricité. En moyenne annuelle, en lissant sur 12 mois, on se situe plutôt entre 150 et 200 € par mois pour le poste chauffage. En améliorant l’isolation (combles, murs donnant sur l’extérieur) et en limitant la température de consigne à 19 °C dans les pièces de vie, il est possible de réduire cette consommation de 15 à 20 %, ce qui représente vite plusieurs centaines d’euros économisés par an.
Coût avec pompe à chaleur air-air réversible et COP de 3 à 4
Installer une pompe à chaleur air-air réversible dans une maison de 100 m² change radicalement le niveau de consommation. Avec un COP (coefficient de performance) moyen de 3 à 4, la PAC restitue 3 à 4 kWh de chaleur pour 1 kWh d’électricité consommé. En d’autres termes, à confort équivalent, votre facture de chauffage peut être divisée par 2 à 3 par rapport à des panneaux rayonnants ou des convecteurs.
Sur la même maison de 100 m², une PAC air-air bien dimensionnée et correctement utilisée consommera en général 4 000 à 5 500 kWh/an pour le chauffage, soit environ 700 à 900 kWh par mois pendant l’hiver. Le prix du chauffage électrique par mois descend alors dans une fourchette de 130 à 180 € lors des périodes les plus froides, et la moyenne annuelle de chauffage se rapproche plutôt de 70 à 110 € par mois. Cette solution nécessite un investissement initial plus important, mais bénéficie de nombreuses aides à la rénovation énergétique et s’avère rentable sur 5 à 8 ans dans la majorité des cas.
Comparaison radiateurs électriques connectés versus thermostats programmables
Vous hésitez entre remplacer vos anciens radiateurs par des modèles connectés ou simplement ajouter des thermostats programmables muraux ? Sur la facture mensuelle de chauffage, la différence peut être significative. Les radiateurs électriques connectés permettent un pilotage pièce par pièce, à distance, avec des scénarios fins (abaissement automatique en cas d’absence, détection de fenêtre ouverte, apprentissage de l’inertie du logement). Les thermostats programmables centralisés, eux, agissent davantage par zone, avec une précision parfois moindre.
Dans une maison de 100 m², passer d’un chauffage non régulé à une solution avec thermostats programmables permet déjà d’économiser 10 à 15 % sur la consommation électrique du chauffage. En optant pour des radiateurs connectés ou en ajoutant des modules connectés à des appareils existants, le gain peut monter à 20, voire 25 %, surtout si vous optimisez la température en fonction de vos horaires réels d’occupation. Si votre facture de chauffage électrique s’élève à 200 € par mois en hiver, une bonne régulation peut donc représenter de 20 à 50 € d’économies mensuelles sans travaux lourds.
Surcoût lié à une hauteur sous plafond supérieure à 2,50 mètres
La hauteur sous plafond est souvent négligée alors qu’elle a un impact direct sur le prix du chauffage électrique par mois. Plus le volume à chauffer est important, plus la puissance nécessaire augmente. Dans une maison de 100 m² avec une hauteur standard de 2,50 m, le volume est de 250 m³. Si la hauteur passe à 3 m, le volume grimpe à 300 m³, soit 20 % de plus. En pratique, cela peut entraîner une augmentation similaire de la consommation de chauffage, surtout avec des émetteurs qui chauffent principalement l’air, comme les convecteurs.
Dans les maisons avec mezzanine, grandes pièces de vie cathédrales ou anciennes bâtisses rénovées, on observe souvent un surcoût de 15 à 25 % sur la facture de chauffage électrique par rapport à une maison de même surface mais avec une hauteur sous plafond classique. Pour limiter cet effet, il est conseillé de privilégier des émetteurs à rayonnement (panneaux rayonnants, radiateurs à inertie, plancher chauffant) et d’installer des ventilateurs de plafond en mode « hiver » pour rabattre l’air chaud accumulé en hauteur vers les zones de vie.
Prix du chauffage électrique mensuel pour une grande surface de 150 m²
Dans une grande maison de 150 m², le chauffage électrique devient un véritable enjeu budgétaire. La surface importante, la multiplicité des pièces et parfois la présence d’espaces peu occupés (chambres d’amis, bureau, combles aménagés) rendent la régulation plus complexe. Le type de système choisi (radiateurs chaleur douce, chauffage central électrique, appoint mobile) et la température de consigne auront un impact majeur sur le prix du chauffage électrique par mois.
Budget prévisionnel avec radiateurs chaleur douce à double corps de chauffe
Les radiateurs chaleur douce à double corps de chauffe (inertie + film rayonnant) figurent parmi les meilleurs appareils pour un chauffage électrique confortable dans une grande surface. Ils diffusent une chaleur homogène, limitent les variations de température et permettent souvent de chauffer à 19 °C tout en ressentant un confort équivalent à 20 °C. Pour une maison de 150 m² correctement isolée (niveau RT 2005/RT 2012), la consommation annuelle de chauffage avec ce type d’émetteurs se situe fréquemment entre 14 000 et 18 000 kWh.
Sur 6 mois de chauffe, cela correspond à 2 300 à 3 000 kWh par mois en hiver, soit un budget mensuel compris entre 460 et 600 € au tarif réglementé. En lissant sur l’année, le prix du chauffage électrique se situe plutôt entre 230 et 300 € par mois. Ce niveau de dépense montre bien l’importance d’optimiser la régulation (programmation pièce par pièce, abaissement nocturne) et, si possible, de coupler le chauffage électrique avec une production d’électricité solaire ou une autre énergie pour réduire la facture globale.
Solution mixte : chauffage central électrique et appoint radiateurs mobiles
Dans certaines grandes maisons, on trouve un chauffage central électrique (radiateurs à eau alimentés par une chaudière électrique) complété par des radiateurs mobiles à effet Joule dans les pièces peu utilisées. Cette configuration présente l’avantage de diffuser une chaleur uniforme dans les pièces principales tout en permettant d’ajouter ponctuellement quelques degrés dans un bureau ou une chambre d’amis lorsque cela est nécessaire.
Sur le plan de la consommation, un chauffage central électrique pour 150 m² peut nécessiter 16 000 à 22 000 kWh/an, auxquels il faut ajouter 500 à 1 000 kWh/an pour l’appoint assuré par les radiateurs mobiles. Le prix du chauffage électrique par mois se situe alors en moyenne annuelle entre 280 et 380 €, avec des pointes hivernales qui peuvent dépasser 500 € selon l’isolation et la zone climatique. Pour limiter la dérive de la facture, il est essentiel de ne pas laisser les radiateurs mobiles fonctionner en continu et de privilégier leur usage sur des durées courtes, avec une bonne programmation du chauffage central.
Influence de la température de consigne entre 19°C et 21°C
Vous vous demandez si 1 ou 2 degrés de plus sur le thermostat font vraiment une différence ? Pour une surface de 150 m², la réponse est clairement oui. Comme évoqué plus haut, on considère qu’augmenter la température de consigne de 1 °C entraîne en moyenne 7 % de consommation supplémentaire. Passer de 19 °C à 21 °C peut donc générer une hausse de près de 15 % de la facture de chauffage.
Dans une grande maison où le prix du chauffage électrique représente déjà 250 à 300 € par mois en moyenne annuelle, cette différence de consigne peut ajouter 35 à 45 € par mois à votre budget énergétique, soit plusieurs centaines d’euros par an. L’idéal consiste à viser 19 °C dans les pièces de vie, 17 °C dans les chambres et à accepter ponctuellement un degré de moins en journée lorsqu’on est peu présent, tout en s’équipant de plaids, tapis et rideaux épais pour conserver le confort thermique.
Variables tarifaires selon les fournisseurs EDF, engie et ekwateur
Au-delà de la seule consommation en kWh, le prix du chauffage électrique par mois dépend aussi fortement du fournisseur d’énergie et du type d’offre choisi. Entre le tarif réglementé d’EDF, les offres de marché des grands fournisseurs comme Engie et les fournisseurs alternatifs comme Ekwateur, les écarts de prix sur le kWh et sur l’abonnement peuvent atteindre 10 à 20 %. Sur un poste aussi lourd que le chauffage, ces différences se traduisent vite par plusieurs dizaines d’euros par mois.
Prix du kwh en tarif réglementé versus offres de marché indexées
Le tarif réglementé de vente de l’électricité (TRV), proposé uniquement par EDF et certaines entreprises locales de distribution, sert de référence au marché. De nombreux fournisseurs alternatifs, comme Engie ou Ekwateur, proposent des offres dites « de marché » avec un prix du kWh indexé sur ce TRV ou sur les marchés de gros. Certaines offres offrent un pourcentage de réduction sur le prix du kWh HT par rapport au TRV, d’autres garantissent un prix fixe pendant 1 ou 2 ans.
Si vous chauffez entièrement votre logement à l’électricité, opter pour une offre de marché avec une réduction de 10 à 15 % sur le prix du kWh peut représenter 150 à 300 € d’économies par an pour un appartement de 50 m², et jusqu’à 400 à 600 € pour une maison de 150 m². Il est donc pertinent de comparer régulièrement les offres et de vérifier, par exemple, si une offre fixe Ekwateur, une offre indexée Engie ou une offre verte d’un autre fournisseur ne permettrait pas de faire baisser le prix de votre chauffage électrique mensuel sans modifier votre installation.
Abonnements puissance souscrite 6 kVA, 9 kVA et 12 kVA
La puissance souscrite (3, 6, 9, 12 kVA et plus) influe également sur le coût fixe de votre facture, via le prix de l’abonnement mensuel. Pour un appartement de 50 m² tout électrique avec radiateurs à inertie, une puissance de 6 kVA suffit généralement. Pour une maison de 100 m², 9 kVA sont souvent nécessaires, surtout si d’autres appareils énergivores (four, plaques, chauffe-eau, véhicule électrique) fonctionnent en parallèle. Pour une grande maison de 150 m² très équipée, on monte parfois à 12 kVA.
Or, entre un abonnement 6 kVA et 12 kVA, la différence de prix peut dépasser 8 à 10 € par mois. Sur une année, cela représente plus de 100 € de surcoût, indépendamment de votre consommation réelle. D’où l’intérêt de vérifier régulièrement, via votre compteur Linky et les outils de suivi, si votre puissance n’est pas surdimensionnée. Un délesteur ou un gestionnaire d’énergie peut parfois permettre de réduire la puissance souscrite sans perte de confort, en évitant de faire fonctionner simultanément les appareils les plus gourmands.
Impact de l’option tempo et des jours bleus, blancs, rouges
L’option Tempo, proposée par EDF, est une offre particulière qui distingue des jours bleus, blancs et rouges, chacun associé à un prix du kWh différent. Les jours bleus, majoritaires (300 jours par an environ), bénéficient d’un tarif avantageux, tandis que les jours rouges (22 jours par an) affichent un prix du kWh très élevé, notamment en heures pleines. Si vous chauffez à l’électricité, cette option peut être intéressante seulement si vous êtes capable de fortement réduire votre consommation les jours rouges.
Concrètement, dans une maison de 100 ou 150 m², l’option Tempo impose d’adapter votre manière de chauffer : baisse importante de la température les jours rouges, utilisation d’appoints alternatifs (poêle à bois, granulés), programmation fine pour profiter au maximum des jours bleus et des heures creuses. Bien maîtrisée, cette option peut réduire le prix du chauffage électrique mensuel de 10 à 20 % sur l’année. Mal gérée, elle peut au contraire faire exploser la facture lors des épisodes de grand froid, un peu comme si vous rouliez en voiture de sport les jours où l’essence est la plus chère.
Optimisation de la facture mensuelle par stratégies de régulation thermique
Même sans changer de radiateurs ni de fournisseur, il est possible d’agir sur le prix du chauffage électrique par mois grâce à une meilleure régulation thermique. Programmation horaire, détection de présence, gestion intelligente des pointes de consommation : ces outils permettent d’ajuster finement la température à vos besoins réels. À la clé, des économies de 10 à 30 % selon la situation, sans perte de confort.
Programmation horaire avec thermostats netatmo, nest ou heatzy
Les thermostats et solutions connectées comme Netatmo, Nest ou Heatzy permettent de programmer des plages horaires précises pour chaque zone ou radiateur. Vous pouvez par exemple abaisser automatiquement la température à 17 °C la nuit et en journée lorsque vous êtes absent, puis remonter à 19–20 °C une heure avant votre retour. Cette logique évite de chauffer inutilement un logement vide, tout en conservant une température agréable quand vous en avez besoin.
Dans un appartement de 50 m², une programmation intelligente peut réduire la consommation de chauffage de 15 à 20 %. Dans une maison de 100 ou 150 m², où les écarts d’occupation entre les pièces sont plus marqués, le gain peut atteindre 25 %. L’analogie la plus parlante est celle du pilotage d’une voiture : plutôt que de rouler en permanence pied au plancher, vous adaptez votre vitesse au trafic et au relief, ce qui réduit durablement votre consommation de carburant.
Réduction de consommation avec détecteurs de présence et fenêtres ouvertes
Certains radiateurs et thermostats connectés disposent de fonctions de détection de présence et de fenêtre ouverte. Concrètement, lorsque l’appareil détecte une baisse brutale de température (ou un signal de capteur), il coupe automatiquement le chauffage pour éviter de gaspiller de l’énergie fenêtre grande ouverte. De même, l’absence prolongée dans une pièce peut déclencher un abaissement de consigne de quelques degrés.
Sur une saison de chauffe, ces automatismes peuvent paraître anecdotiques, mais cumulés, ils représentent plusieurs centaines de kWh économisés, surtout dans les grandes surfaces où l’on oublie parfois de baisser le chauffage dans certaines pièces. Dans une maison de 150 m² chauffée à l’électricité, limiter le chauffage inutile dans une chambre ou un bureau inoccupé peut réduire la facture mensuelle de 10 à 20 €, simplement en évitant de chauffer pour rien.
Délesteur électrique et gestionnaire d’énergie pour éviter les pointes tarifaires
Enfin, le délesteur électrique et le gestionnaire d’énergie sont des alliés précieux pour maîtriser le prix du chauffage électrique par mois, en particulier dans les logements tout-électriques. Le délesteur surveille en temps réel la puissance appelée et coupe temporairement certains circuits non prioritaires (radiateurs, ballon d’eau chaude) dès que la limite de puissance souscrite est atteinte. Résultat : vous évitez les disjonctions intempestives et pouvez parfois réduire votre abonnement d’un cran (de 12 à 9 kVA, par exemple).
Le gestionnaire d’énergie va plus loin en orchestrant le fonctionnement des différents appareils en fonction des heures pleines/heures creuses, de la météo ou même de la production de panneaux solaires. Il peut, par exemple, lancer la chauffe du ballon d’eau chaude ou une montée en température légère pendant les heures les moins chères, puis réduire la consommation en période de pointe. À l’échelle d’un hiver, cette optimisation fine peut représenter 10 à 20 % d’économies sur la partie chauffage de votre facture, tout en lissant vos consommations pour éviter les pics les plus coûteux.
